Chroniques livres littéraires et culinaires

Mon 1er 10Km officiel/ 10km Paris Puissance Dix 2017

Print Friendly, PDF & Email

Sueur.course.M****.Le ravitaillement.BORDEL.LE RAVITAILLEMENT!Courage.Je peux le faire.J’y suis presque.presque.encore…

Mon premier 10km/  PARIS PUISSANCE DIX 2017:

Coucou tout le monde!

Dans ce post, je vais vous raconter comment j’ai eu l’idée de participer à un 10k, pourquoi je l’ai fait, et quel est mon ressenti actuel:

Tout d’abord, je voulais tester mes limites. Ça fait cliché, répété… mais vraiment. Jusqu’où étais-je prête à aller? Pouvais-je le faire? En suis-je capable?

À force de tergiverser, j’en ai eu marre et je me suis dit: « le seul moyen de savoir, c’est en s’inscrivant. Comme ça, pas de retour en arrière. »

Je m’étais déjà inscrit en juin pour une course. Je suis tombée malade 5 jours avant. Suffisamment pour renoncer à cette course. M****. Tout cette préparation pour rien.

Début septembre, je cherchais une autre course. Tiens, la parisienne! … … roh noooon! Trop chère! Je veux bien faire une course, mais c’est pas le marathon non plus. 50€ pour une course, crois-moi que t’as intérêt à la terminer!
Je savais que la nike run était fin septembre/début octobre. Comparaison des prix. Ok. Nike run.
Sur le papier, c’était la bonne course. Je m’inscris. 10K. Purée, je vais vraiment faire ça. Ok, on continue d’aller à la salle alors.

J’étais toujours en 35h. Le taff, les entrainements et pas de temps pour se reposer « complètement ». C’est dur. Fin septembre, j’apprends que la course est repoussée par les instances de polices en raison de manifestations. C’est prévu pour mi-octobre.
Roh non. Mais génial. Puis, en fin de compte, ça m’arrange. Début octobre, je passe à un Taff en temps partiel. C’était voulu de ma part. Sans entrer dans les détails: pas de vacances, des jours de repos qui saute, le Taff le weekend = je passe à mi-temps! Puis des projets et des résolutions à tenir, alors pas de temps à perdre!

1 semaine avant la course, je reçois le numéro de dossard. Il faut biensûr que j’aille le chercher place du palais royal la semaine prochaine. Pas de souci, c’est pas loin de mon Taff. On me remet le fameux dossard avec un tee shirt taille L. J’ai pris une taille au-dessus, et j’ai bien fait! Il n’était pas serré, je pourrais bien bouger et courir.

La course est un dimanche. Pas de chance, je travaille tous les samedis. Je finis tard. Rentre tard. Douche, je mange. Prépare mon sac. Et dodo. Je ne peux rien faire d’autre.

Le sommeil se fait prier. J’ai vraiment envie de dormir, mais comment on fait? Ça ne vient pas. J’envoie des sms à mes ami(e)s. On discute. Mais je dois dormir. BORDEL.

7H. 4h de sommeil. Je m’habille. Je suis un peu stressé. J’ai peur de ne pas pouvoir finir cette course. Je veux surtout faire moins de 1H de course. 1H, c’est un bon temps. Si je fais 1H, je m’achète ce que je veux après! Mais je dois faire 1H.

Dans le métro ça se voit, les personnes qui vont courir aussi. Il y a cette fille: casque vissé sur ses oreilles, musique à fond, elle plane complètement et danse en attendant le métro. Je la regarde. « elle a fumé ou quoi? Il est 9H, et elle danse! Moi, je suis défoncée! » « le casque, ça la gêne pas pour courir? »
Bref, j’arrive aux consignes. Une queue de malade. Pourtant je le savais. J’aurai dû arriver plus tôt! 9H passé, la course débute à 10H, et moi je suis là à faire la queue, dans le mauvais sens en plus, pour déposer un sac à dos.
Ils avaient dit, en plus. De ne ramener que le strict minimum. Et éviter les sacs. Oui, mais si j’ai soif après la course? Si j’ai faim? Et ma carte navigo? Et mes lunettes? Et ma veste?

Oui, je suis parano. N’empêche, moi je cours sans veste. J’ai chaud après, alors ça me sert à rien. Mais après j’aurai froid. Et la bouteille d’eau, c’est indispensable. J’habite pas sur paris. Alors c’est sac à dos aux consignes.

J’arrive difficilement au départ de la course. Et là, je me rends compte que j’ai gardé mes lunettes! M****.roh M****. Tant pis, je ne peux pas y retourner, aux consignes!

  1. Départ de la course:

Le DJ est à fond. Il nous encourage. Kevin Mayer aussi. Il était là, en hauteur, à nous voir et sourire!
Je me concentre. Je mets mes écouteurs. Pas de réseaux. M****. J’avais pas prévu le coup. Télécharger une playlist. Bah c’est que Spotify, ça marche toujours. Normalement. Tant pis, je ferai sans.

DÉPART. J’ai un bon rythme. Les premiers kilomètres sont les plus durs. Commencer à courir, c’est toujours plus difficile pour moi. Mais je suis dedans. Ok. Je le vois, le lièvre devant avec une pancarte SAS moins de 1H. Ok c’est bon.
Viens la rue Rivoli. Et là, BORDEL. LA ROUTE. BORDÉE DE PAVÉS OU JE NE SAIS PAS QUOI. Mais c’est pas une route normale. M****. Je ne pensais pas que cette rue était AUSSI LONGUE!
C’EST OÙ LA FIN???
On tourne et on arrive vers les quais de gèvres. Puis les quais des tuileries. Je suis en train de brûler. De souffrir; j’allais céder et marcher vite fait, rapidement, quand j’entends quelqu’un. Une femme. « le ravitaillement est à moins de 200m! ». OH MY GOD. LE RAVITAILLEMENT DU 5KM. OH MY GOD. Je continue de courir.
J’aperçois le ravitaillement. ET LÀ, C’EST LA DOUCHE FROIDE: DES VERRES D’EAU! Non mais ils sont sérieux ou quoi??! C’EST QUOI CETTE BLAGUE!

LA BOUTEILLE BORDEL! Roooh je jure intérieurement. J’avale un verre d’eau. Puis un deuxième. Et c’est tout! Pas le temps pour un troisième.
On arrive rue royale, et là PAUSE. Je marche à vitesse rapide. J’ai besoin de reprendre mon souffle. Je brûle de tout mon corps. Je respire profondément. Et 5 min plus tard, je me remet à courir.

Des passants m’encourage « allez, c’est bien! Tenez bon! Ouais! Bravoooo! » ça fait du bien au moral.
Au 7ÈME KM, ça monte. BORDEL DE M****. Ça brûle. Je meurs. Je suis en train de décéder littéralement. BORDEL DE M****. La pente me broie les jambes. Je remarche. Vitesse rapide. Et là, un gars de la Nike run me dit « allez, c’est bientôt fini, plus que 3 Km! » je lui souris et me remet à courir.

J’aperçois le panneau 8km! Roooh oui c’est bientôt la fin! Ouiiii! Et là, mais où est le panneau 9km??? Le panneau??? Mais où est ce panneau??? Eh… EH BORDEL! Impossible de le voir. J’étais au bout de ma vie. Je n’en pouvais plus. J’ai remarché vite fait. Plusieurs filles m’ont dépassé et m’ont encouragé à tenir bon. Alors je cours. Mais j’aperçois un rond point.
BORDEL ON VEUT VRAIMENT MA MORT! Je remarche. Vite.

Et là, un gars qui a fini sa course me dit: « allez, il reste 200 mètres à faire! Tu y es, c’est bientôt fini ». En souriant, je repars et me remet à courir. Mais j’ai tellement plus de jus qu’à la fin, je ne peux même pas accélérer comme une dingue!

Je finis ma course avec 1H 06MIN ET 49 sec comme temps de référence. WAOUH. c’était génial.   En y repensant, si je n’avais pas marché, je serais dans mon temps: Moins de 1H. Comme j’avais prévu.
Sauf que je suis bien contente de mon temps. Fière de moi. Fière d’avoir réussi.
Je me dis qu’il y a des choses à régler. Un objectif de plus à réaliser. Des courses à refaire. Un temps à effectuer. Des montées à faire sans souffrir. Se muscler. S’entrainer. Toujours plus.

Mais j’aime ce que je fais. Je me sens mieux que jamais. Je l’ai fait. Et dorénavant, tout ce qui compte, c’est l’avenir et ce que je suis capable d’accomplir.

J’espère que ce post vous a plu! c’était mon ressenti sur ma course de 10km de paris. J’aime faire ce type de post car je pense que ça peut aider pas mal de personnes à savoir dans quel état tout à chacun peut se retrouver et comment on peut ressentir certaines choses différemment.

♥Bisous♥

 



Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *