Chroniques livres littéraires et culinaires

Avis #10 Ce qui nous consume- Georgia Caldera

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Coucou!

En cette période de confinement, je vous propose mon avis sur la duologie de Georgia Caldera (ce qui ne me tue pas… ; ce qui nous consume). Si vous voulez voir mon dernier article sur mon avis en dystopie, c’est ici

Je reprends le blog de temps en temps, et là j’ai eu un petit regain d’énergie pour écrire… (le truc qui m’arrive rarement)

Ce qui nous consume – Georgia Caldera

Auteur: Geogia Caldera

Editions: J’ai Lu Editions

Genre: Young Adult

Nbre de pages: 416

Prix: 13,40€ l’intégrale ; 9,99 ebook

Parution: le 15 Avril 2019

 

 

Résumé:

Violette, au passé troublé mais au brillant avenir, vient d’intégrer une école d’art. Elle s’est installée chez sa mère et son nouveau mari, et a fait la connaissance du fils de celui-ci, le solitaire et énigmatique Adam. Après s’être ignorés puis déchirés durant des semaines, ils ont trouvé la paix dans les bras l’un de l’autre et se sont déclaré leur amour. Violette doit désormais apprendre à lui faire confiance, mais les secrets qui voilent le ténébreux regard d’Adam pèsent sur leur couple. Parviendra-t-il à lui révéler ses démons et à accepter son aide?

Mon Avis:

Je ne vais pas le nier, Georgia Caldera, c’est une valeur sûre. 

Je n’ai jamais été déçu par ses romans, et même si certains points me déplaisent, en général l’ensemble est cohérent, fluide, passionnant et efficace.

J’ai été super lente et j’ai mis du temps à terminer sa duologie. Pour cause: je sature niveau romance, je pense avoir fait le tour du genre. C’est un autre projet, mais j’aimerais me focaliser plus sur la cuisine et la pâtisserie car c’est quelque chose qui me fait vibrer ces derniers temps, contrairement aux livres.

Niveau couverture de livre, est-ce qu’on peut dire que c’est MAGNIFIQUE ou pas?

Je suis fan, j’adore les deux couvertures, ça match totalement avec l’histoire.

À noter que le format est plus petit qu’un format classique de livre: 13cm X 19cm

Tout d’abord, je tiens à dire que Georgia Caldera aborde des thèmes d’actualités qui sont forts et de ce fait, elle sensibilise une grande partie d’entre nous, notamment les plus jeunes. Avec ce roman, nous nous plongeons dans le thème de la maltraitance. Même si c’est un roman de style « romantique », pour moi, le mixer avec un thème fort, c’est une PÉPITE si c’est réussi, ce qui est le cas ici.

Sans en dire plus sur l’histoire (on va éviter de spoiler au maximum!) ici le plus gros point fort de cette duologie, c’est le thème qui est traité sous toute ses formes: violences morales, physiques, psychiques, actives…

J’ai particulièrement aimé car, dans un contexte où on doit sensibiliser les jeunes, les adolescents face à ce type de problème, cette duologie est bien axée et centrée sur la maltraitance. 

De mon point de vue, quand on aborde des thèmes difficiles, le plus essentiel est le message que l’on veut faire transmettre, les émotions, tout en essayant de faire comprendre la complexité du problème.

L’Auteure, de mon point de vue, a pris le parti pris d’évoquer la maltraitance sous une autre forme (attention SPOILER ICI):

SPOILER

SPOILER

Plusieurs possibilités s’offre à l’auteur pour aborder ce type de thème, et là encore, Georgia Caldera prend le parti de le faire du côté masculin. La maltraitance (physique) du côté des hommes, c’est assez inédit et peu courant dans les romans. J’ai déjà eu la chance d’en lire un peu (il y en a un peu dans la Dark Romance), mais c’est vrai que c’est encore aujourd’hui, un sujet oublié en France. Adam est ici maltraité par son père, et l’on comprend la complexité de cette relation père-fils au fil des pensées d’Adam.  Du côté de violette, elle subit aussi de la maltraitance (notamment psychique) mais son problème est centré sur les abus sexuelles, un problème là aussi d’actualité et qui concerne beaucoup de femmes. 

[collapse]

Ensuite, l’autre point à souligner, c’est les points de vues alternés entre Adam et Violette:

J’aime beaucoup les points de vues alternés, ça vous donne un visuel globale, un ensemble plus percutant !

Chacun a des blessures qu’on parvient à comprendre au fil des deux romans. (je ne spoile pas, promis)

Violette est une jeune fille fraiche, souriante, dynamique et qui ne se laisse pas marcher sur les pieds. Son passé, elle l’a enterré depuis sa sortie du lycée. Elle veut profiter d’une nouvelle vie et recommencer à zéro: elle décide donc de déménager avec sa mère chez son beau-père, un homme d’apparence normal, sans histoire, qui a un fils: Adam.

J’ai bien aimé le personnage de Violette, car on arrive facilement à s’identifier à elle: son histoire, son vécu, ça pourrait être celui de n’importe quelle adolescente. On s’en attache d’autant plus.

Vous vous doutez bien qu’une romance va avoir lieu entre elle et Adam! 

Et là encore, elle sera un soutien de taille pour lui, un important soutien moral pour sa construction, qui va aider Adam à se questionner, à se remettre en question, à se demander si la vie qu’il a vécu jusqu’à maintenant était réellement sain pour lui.

Au fur et à mesure des chapitres, Violette sera un pilier pour Adam, et tout ce chemin est progressivement bien mis en place grâce à la plume de l’auteure.

Je n’ai pas grand-chose à dire sur Violette car contrairement à d’autres romans que j’ai lu, ce personnage était tellement réel que je me suis identifiée à elle dans certains passage: celui d’être un fantôme, de ne plus maitriser sa vie, de faire comme tout le monde pour la tendance … se perdre soi-même, regarder dans son miroir et ne pas se reconnaitre.

Violette était tellement réel qu’on prend du plaisir à lire ses chapitres!


Du côté d’Adam, c’est un jeune homme distant, effacé, effrayant car il parle peu aussi bien avec son entourage qu’en classe, à l’université.

Adam est atteint de bégaiement, un handicap que son père et lui-même s’est forcé à gommer pendant des années.

S’il s’en est sorti partiellement (il en garde néanmoins des séquelles), il se considère comme un paria de la société, une abomination dû aux lourds propos de son père.

Pour échapper à cette tristesse, il s’est réfugié dans le dessin, un art qu’il pratiquait avec sa mère quand il était petit.

Adam a un talent fou pour le dessin, et va poursuivre dans cette voie en intégrant une école d’art.

Sa rencontre avec Violette va le changer moralement et le pousser à questionner son environnement. 

Il a notamment une relation très particulière avec son père, un homme qui le rabaisse sans arrêt, un homme qui n’aime pas son fils…

Le personnage d’Adam, c’est un personnage comme on n’en voit pas beaucoup dans les romans: torturé, mal à l’aise, timide, effacé… BREF. ATYPIQUE DISONS-LE. Carrément le contraire des personnages masculins dans les romances.

Mais là aussi, Adam, ça pourrait être ton frère ou ton copain: un personnage réel, et c’est ça la force de cette duologie !

J’ai totalement aimé Adam: complexe, dur à identifier, torturé, aux propos bien soutenu …

Un personnage lisse mais difficile à analyser tant il est effacé et ne transmet ni la moindre émotion.

Adam est abimé par la vie, on va comprendre pourquoi au fil des chapitres, notamment sa relation distordue avec son père. Car oui, pour qu’il soit si effacé, c’est que quelque chose cloche dans son environnement familial ou amical!

Son language, on peut en parler: un language soutenu, très soutenu, ce qui m’a mis un peu mal à l’aise au début, je l’avoue. Je n’ai pas saisi tout de suite pourquoi autant de manière avec Adam, mais bien après la lecture du premier roman. Sans ce language soutenu, Adam ne serait pas Adam. 

Un autre point négatif pour ma part est la relation père/ fils qu’entretient Adam et son père: j’espérais un dénouement plus explicatif dans l’ensemble. 

Je m’explique sans spoiler: Je reste sur ma fin quant à savoir pourquoi cette relation si distante et méprisante entre père/fils. Même si l’auteure apporte quelques éléments de réponse, j’aurais aimé en savoir beaucoup plus ! Ça reste incomplet pour ma part.

Après en avoir discuté avec l’auteure sur Instagram , j’ai mieux compris le message et ce qu’elle tentait de véhiculer. Georgia Caldera est très accessible sur les instagram, elle n’hésite pas à dialoguer avec ses lecteurs et à échanger! 

On a tous des points de vues différents, le but est quand même de comprendre la pensée de l’auteure et son message , et si on y arrive, c’est jackpot alors!

Conclusion: 

Une très bonne duologie, ce n’est pas un coup de coeur (je reste énormément amoureuse de « nos vagues à l’âme », une duologie de feu!) mais j’ai passé un excellent moment et je le redis: j’aime quand les auteurs prennent des risques, abordent des sujets d’actualités auxquels nous sommes confrontés ! 

J’ai retrouvé l’émotion, la justesse des mots, les questionnements, les réflexions, l’amour…

BREF. DU GEORGIA CALDERA.

♥Bisous♥



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